Comment utiliser ses pensées pour ne plus être utilisé par elles et réussir ce que l’on veut ?

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Vous êtes nombreux à ne plus vouloir subir votre bavardage intérieur, vos pensées négatives, arrêter de ressasser ou simplement de pouvoir choisir de vous sentir apaisé. Voyons de quoi nous disposons…

“Utiliser ses pensées”

Qu’est-ce que cela veut bien pouvoir dire ? Un peu trivial, non ? On n’est pas des machines !

Chacune de nos perceptions passe par le filtre de notre mental. Nos pensées, nos émotions, nos sensations sont analysées par notre mental. Et le fruit de cette analyse provoque des réactions que nous ne contrôlons pas. Entendez, qui nous contrôlent !

Exemples : Je sens un parfum de rose qui me transporte dans mon enfance… le jardin de ma grand-mère déclenchant des émotions et des souvenirs.

Gilles me raconte une blague. Cela me fait rire. Je me sens gaie et légère.

Mon patron me demande de venir travailler ce week-end. Je vois tous mes plans s’effondrer. Je suis démotivé, en colère.

Je suis en colère et déverse mon amertume sur le premier qui passe, etc.

Tout ce dont nous faisons l’expérience passe par notre mental. Nous sommes dirigées par nos perceptions, nos jugements, nos pensées, notre état d’esprit, nos émotions, etc. Et alors? Avons-nous d’autres options, pensent les plus sceptiques et alertes d’entre vous ? La réponse est oui. Avant d’en venir à cette heureuse nouvelle, voyons ce qui se passe « là-haut ».

Ceci n’est pas le scanner de ma tête (bien que ça y ressemble)!

Crédit photo : inconnu.

Le mental, c’est quoi ?

À la naissance, nous n’avons aucune conscience de ce qu’il se passe autour de nous ni en nous. Nous avons des récepteurs (sens, perceptions, émotions, sensations), mais rien pour les lire. Nous ne pouvons faire la distinction entre notre mère et le chat. Nous sommes comme un petit animal qui a seulement besoin d’amour et de nourriture pour se développer.

Au fil des mois et des ans, nos facultés grandissent. Celles de l’intellect sont : la mémoire, la pensée, l’apprentissage, le jugement, l’analyse, la compréhension, le langage, etc. Le mental active les capacités de notre cerveau en reliant nos perceptions mentales, émotionnelles et physiques. Il connecte les différents systèmes entre eux : digestif, émotionnel, nerveux, sanguin, hormonal… et que sais-je encore !

Oui, il s’en passe des choses… Je vous fais une description de néophyte, car je ne suis pas scientifique, juste un modeste être humain, mais ce qui suit devrait vous être très utile quand même !

C’est grâce au mental que notre conscience (de ce qu’il se passe et de soi en tant qu’individu) grandit. C’est notamment grâce à cette conscience que nous pouvons interagir avec les autres. Elle nous permet également de discerner, de choisir, de décider, contrôler, maîtriser, afin de devenir un être autonome.

Une fois adultes, nous avons l’impression de choisir, mais en réalité 99% de nos décisions se font en fonction du plaisir ou de la souffrance. Ce qui est agréable ou désagréable. Ce qui est léger ou lourd. Je vous laisse quelques secondes pour vérifier par vous-même…

Etes-vous d’accord ?

… Nous sommes gouvernés par la programmation binaire de notre cerveau. L’intelligence ne vient pas du cerveau, mais du nombre de connexions entre les systèmes qui élargissent la conscience et donc la visibilité.

C’est en élargissant nos connaissances et nos expériences que nous pouvons arriver à notre seconde option, qui consiste à utiliser nos outils de perception plutôt que d’être utilisé par eux.

Exercice

Voyons concrètement ce que cela donne. Je vous propose de lire ces quelques lignes puis de faire cette pratique pour saisir comment utiliser vos outils.

Assurez-vous de ne pas être dérangé pendant au moins 5 minutes. Asseyez-vous le dos droit, les pieds bien à plat sur le sol. Détendez vos bras, vos épaules, votre visage. Desserrez vos mâchoires. Les yeux fermés, respirez profondément en tournant votre attention sur votre le circuit de l’air depuis vos narines jusqu’à vos poumons, en passant par le mouvement de votre plexus solaire, puis l’expiration. Une fois votre attention revenue vers l’intérieur, observez vos pensées. Observez ce que vous ressentez. Observez tout ce qui se présente à votre esprit en restant observateur : sans prendre part, sans analyser, juger ou tirer des conclusions. C’est le seul moyen de ne pas se laisser happer dans la chaîne pensée -> émotions -> actions/réactions qui nous dépasse la plupart du temps.

En résumé : tournez votre conscience vers l'intérieur, sur ce qui observe et restez observateur!

Recommencez plus tard dans la journée. Rester à sa place d’observateur peut demander du temps la première fois que vous faites ce simple exercice (ce qui montre à quel point nous sommes sous l’emprise de nos pensées du réveil au coucher).

Lorsque vous arriverez à être témoin pendant 3 minutes, vous sentirez un apaisement et un recentrage profond. Vous ne vous laisserez plus automatiquement absorber par vos pensées et vos émotions. Et si ça se présentait, vous en seriez conscient(e), donc vous aurez la possibilité d’arrêter et de revenir à votre place de témoin ou d’observateur.

Conclusions

Nous sommes l’observateur – la conscience – et nous avons des outils (mentaux, émotionnels, physiques). Au fur et à mesure de notre développement, nos outils prennent le dessus sur notre conscience. Dans notre éducation, peu de pratiques nous enseignent à choisir d’orienter notre attention, maîtriser notre mental ou nos émotions. Les arts martiaux, l’apprentissage de la musique, la méditation, par exemple, mais nous ne voyons pas la finalité au delà de la maîtrise de la discipline elle-même.

Par habitude nous nous laissons donc entraîner encore et encore par pensées -> émotions -> actions. Cette chaîne de création définit notre état d’esprit, qui lui-même détermine nos perceptions qui font notre réalité.

Ce n’est que depuis notre place d’observateur/témoin que nous avons la liberté, c’est-à-dire le choix, d’orienter notre conscience sur ce que nous souhaitons. Ce n’est qu’en tant qu’observateur que nous pouvons choisir de ne pas prendre parti (rester observateur). Et c’est précisément cette pratique qui nous permet – non pas de nous extraire de la vie – mais de vivre en conscience. Libre d’utiliser notre jugement, notre analyse, si on le souhaite plutôt que de les laisser s’exécuter par défaut.

Il nous appartient d’apprendre à rester dans l’observation, comme de choisir où nous voulons porter notre attention. C’est seulement à partir de là que nous pouvons apprendre à maîtriser nos prodigieux outils.

À la clé, il y a la vraie liberté (versus la liberté duelle du cerveau plaisir/souffrance).  La liberté et la capacité de vivre ce à quoi on aspire vraiment, sans lutter. Cette attitude nous enseigne le détachement, la réceptivité à notre inspiration, à la voix de notre intuition, à celle de notre âme, de notre cœur, bref à tout ce qui nous permet d’être nous-même. Et aussi d’être en accord avec nous-même, c’est-à-dire avec le flux de la vie.

Je vous invite à renouveler cet exercice, dont le principe est la base de tous les enseignements des sagesses orientales depuis des millénaires. Cette pratique se démocratise en Occident depuis quelques années (engouement pour les différentes formes de méditation, yogamania). Vous trouverez facilement des gens pour vous y exercer. Et lorsqu’on en maîtrise les rudiments, on peut élargir la pratique à sa vie active (pas seulement dans le silence et les yeux clos).

Avant cela, partagez votre expérience de l’exercice dans les commentaires (vos ressentis, vos difficultés et autres questions sur le sujet.)

Si vous pensez que cet article peut aider d’autres personnes, partagez-le sans modération !

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Auteur : Coralie

Thérapeute, auteur, sage femme des consciences et des rêves.

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