Comment pardonner peut m’aider à réaliser mes rêves?

 

Avez-vous déjà fait le lien entre les blocages dans votre vie et les conflits que vous entretenez de manière délibérée ou à votre insu ?

Un jour, à l’occasion d’un stage de développement personnel, un thérapeute nous a proposé un exercice de pardon. Sur le coup, je me suis demandé où il voulait en venir. Et en faisant l’exercice, je me suis rendu compte des bienfaits que cela m’apportait. Instantanément, je me suis sentie allégée d’un poids dont je n’avais pas conscience avant. Pardonner ce que j’avais reçu comme une offense à la personne concernée (sans qu’elle le sache) m’a retiré une charge des épaules. Ce n’était pas qu’une impression : cette personne m’a appelé deux jours plus tard pour me donner de ses nouvelles  !

Pardonner, c’est un peu comme une baguette magique. Cela nous libère de tensions inconscientes et dénoue les problèmes dans l’instant. Lorsqu’on en fait l’expérience, on se rend compte que nous entretenions les obstacles ou les conflits en refusant de pardonner. Ressentir de la rancune ou de la haine pour quelqu’un, y compris sans rien faire contre lui, crée une tension qui enchaîne les deux personnes ensemble.

Un film illustre parfaitement cela : « Vie sauvage » de Cédric Kahn. Il témoigne d’une histoire tirée de la réalité. Un père qui a « enlevé » ses deux jeunes garçons dans le sud de la France pour leur faire vivre la vie qu’il pensait juste pour eux, laissant la mère sans nouvelle pendant plusieurs années. Le père et les enfants ont vécu dans la nature et ont finalement été retrouvés. Dès « l’enlèvement » de ses enfants, la mère avait fait recours à la justice pour retrouver ses fils et faire condamner son mari.

La tension au sein du couple, qui ne s’était pas vu pendant de longues années, était extrême. Les deux garçons refusaient de voir leur mère qui accusait leur père. La colère de la mère, qui s’était longtemps sentie victime de la situation et impuissante, était immense. Le père fut condamné et emprisonné, mais la bataille judiciaire n’en finissait pas. Jusqu’au jour où (plus de 11 ans plus tard) la mère décida de pardonner son ex-mari et d’abandonner les poursuites. Le dialogue fut renoué peu à peu avec les enfants et le père fut relâché. Tous étaient enfin libres.

Est-il toujours possible de pardonner ?

Cette histoire en est l’illustration. Et bien souvent, il nous faut arriver au paroxysme de notre souffrance pour être accepter de le faire. En apprenant à connaitre comment nous fonctionnons, tout devient plus simple.

Pour pardonner, il nous faut arrêter de juger. C’est-à-dire arrêter de mettre des étiquettes « bien » ou « mal » sur les actes des autres. Juger, c’est s’enchaîner à l’autre. C’est créer un lien de tension qui nous emprisonne malgré nous.  C’est se condamné soi-même.

Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse à toi-même.

Juger, c’est nourrir l’illusion de la dualité : gentil / méchant, bon / mauvais, victime / coupable. C’est, s’enfermer dans un camp ou dans l’autre et tisser des liens toxiques avec des gens que nous connaissons ou pas. C’est, alourdir sa propre énergie en alimentant malgré nous notre charge émotionnelle négative.

Le jugement négatif s’accompagne toujours de ressentiment et de culpabilité. Des émotions qui nous tirent vers le bas dans un cercle vicieux infernal. Dans cet état émotionnel, pensez-vous que nous soyons aptes à construire pour vivre nos rêves.

Je savais que vous connaissiez la réponse !

Alors que pouvons-nous faire ?

Lorsque nous regardons les informations et constatons qu’un homme à tué son voisin, nous ne sommes pas obligés de juger. D’ailleurs, juger, ne changera rien à la situation. Il est rare que l’on nous donne tous les tenants et les aboutissants de l’affaire. Juger, c’est le travail de la justice. Nous n’avons pas besoin de juger. Simplement d’accepter.

Si notre enfant tape sur un autre élève à l’école, nous pouvons lui expliquer que son comportement est destructeur et pourquoi, mais que son attitude n’est pas ce qu’il est. C’est la façon dont il a agi. Nous pouvons lui dire qu’il peut choisir comment il souhaite agir. Il peut changer son comportement.

Un enfant comprend parfaitement qu’on l’aime quoiqu’il arrive, tout en lui expliquant qu’il est responsable de ses actions. Que lui seul peut choisir. S’il se sent réellement aimé, son comportement pourra difficilement être destructeur.

Si nous nous sentons victime de quelqu’un d’autre, nous pouvons choisir de le voir comme nous-même. Au-delà de ce qu’il a fait ou pas. La difficulté est d’aller au-delà des apparences et de la souffrance. Non pas avec la raison, mais allant chercher au niveau du coeur.

Se reconnecter à soi-même

Nous sommes tellement habitués à juger, que nous pouvons parler d’un reflex. Pour changer cette habitude et descendre au niveau de notre coeur, nous sommes obligés de nous entraîner à observer nos jugements. Et lorsqu’on en prend conscience, on peut commencer à choisir de le faire ou non. Puis, plus on s’entraîne à rester dans cet espace de conscience situé avant l’intellect et son lot de pensées-analyse-jugements, plus on ressent une sérénité qui désactive nos émotions négatives et nous fait accepter les choses telles qu’elles sont.

C’est une rééducation qui consiste à observer sans juger. 5 minutes par jour, puis deux fois 5 minutes, puis 3 fois, etc.

Cela correspond à ce que l’on appelle la pleine conscience. Elle permet d’être plus lucide, d’augmenter son discernement, d’être plus proches de ses vrais besoins. Lorsque je pratique cette forme de méditation, j’en ressens les bienfaits immédiats, mais encore une fois, c’est la persévérance qui amène un véritable changement.

Je constate dans les messages que je reçois de mes lecteurs que beaucoup ne voient pas ce qui les empêche de passer à l’action pour vivre leurs rêves. Si c’est votre cas, je vous invite vivement à pratiquer ce qui suit.

Comment s’entrainer ?

→ Méditation flash

  • Assurez-vous de ne pas être dérangé pendant 10 minutes.
  • Asseyez-vous le dos droit et les pieds bien à plat dans le sol.
  • Détendez vos épaules, votre visage, vos mâchoires. Laissez vos bras lourds, sur le côté puis observez le circuit de votre respiration, l’inspire, l’expire. Aidez-vous du bruit de votre respiration pour concentrer votre attention vers l’intérieur.
  • Ensuite, observez tout ce qui se présente pour vous : vos sensations, vos émotions, vos pensées. Observez sans prendre part. Sans vous laisser embarquer par une pensée qui débouche sur une autre et ainsi de suite.
  • Revenez toujours à l’observateur que vous êtes en vous appuyant sur votre respiration.

Le temps pour arriver à stabiliser sa conscience dans l’observation est variable à chaque pratique, mais une fois que vous serez juste le témoin (situé avant les pensées, l’analyse ou le jugement), vous ressentirez votre véritable nature, calme, paisible, neutre, joyeuse… et il vous sera de plus en plus facile de ne pas juger.

→ Lorsque vous parlez avec quelqu’un, écoutez-le sans lui couper la parole, sans penser à ce que vous allez lui répondre ou vouliez lui dire. Ne le jugez pas ! Je sais, c’est dur ! C’est pourtant le seul moyen de connaitre l’état bénéfique que peut apporter le non-jugement.

→ Arrêter de regarder les informations pendant 3 jours ou regardez-les pour observer ce qui suit. Les journaux télévisés sont un condensé de jugements. Ils emploient le conditionnel, mais présentent toujours les choses avec un parti pris. Untel a fait ceci, il s’est passé cela, les conséquences sont celles-ci (avec accent sur la gravité supposée des spéculations) … et bien sûr, à la fin de la présentation, on nous informe qu’il est présumé innocent ou que nous attendons confirmation des éléments !

→ Faites la liste de tout ce pourquoi vous ressentez de la culpabilité. Se sentir coupable signifie que l’on s’est mis dans une case bien ou mal (ou bien que l’on se soit laissé enfermer dans ce statut). Et donc que l’on se juge soi-même. Si on se juge, on ne peut pas s’aimer. Il devient alors difficile de réussir ce que l’on veut. Exemples :

  • Je n’ai pas élevé mes enfants comme j’aurais voulu ou dû,
  • Je n’ai pas fait comme il fallait, je n’ai pas saisi telle opportunité,
  • Je ne fais pas ce que les autres attendent de moi,
  • Je me sens redevable vis-à-vis de ma sœur parce que je suis la préférée de mes parents,
  • Je suis en bonne santé alors que mon frère ne l’est pas,
  • J’ai blessé untel en faisant ceci, j’ai commis telle erreur…
  • Je ne suis pas assez intelligent pour réussir,
  • Je ne suis pas capable de …
  • Je ne suis pas digne de …

Une fois terminé, relisez-vous et laissez monter l’émotion afin qu’elle se dissipe. Ensuite, suivez le message que la culpabilité essaye de vous transmettre : aimez vous comme vous aimez un être cher, tel qu’il est, quoi qu’il fasse.

En définitive, se pardonner soi-même, c’est pouvoir s’aimer et aimer les autres. Sur ce, je vais continuer à m’entraîner!

Cet article et ses propositions vous ont-ils aidé à saisir l’enjeu du pardon ? Quels sont les bienfaits de ces exercices pour vous ?

Pour aller plus loin, je vous recommande la pratique proposée dans Le don du pardon de Oliver Clerc. Je l’avais expérimentée à l’occasion d’une conférence : efficacité garantie!

PS :  laisser des commentaires est beaucoup plus simple désormais, à vos claviers !

Cet article est publié dans le cadre d’un carnaval d’articles sur le pardon organisé par Pascalle du blog A zen dream. Un carnaval c’est quoi?

Pour vous lecteurs, c’est comme faire 10 tours de manège pour le prix d’un!

Vous bénéficiez de plusieurs articles sur le pardon et vous pouvez ainsi en apprendre plus sur ce sujet ! Vous découvrirez d’autres univers, d’autres blogs, d’autres points de vu, d’autres réponses à vos questions !

 

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Auteur : Coralie

Thérapeute, auteur, sage femme des consciences et des rêves.

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